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  • Ludovic Beyan

DRONE & Immobilier: Un secteur aux multiples enjeux techniques et sociaux.

Le drone fait son entrée dans les sphères de l'architecture depuis 2017. Que ce soit en immobilier, dans la construction, pour l'archivage du patrimoine; Le drone devient un outil fondamental. Le secteur de l'immobilier est celui qui me semble le plus complexe: le sujet est vaste, les atouts, les inconvénients, l'aspect juridique, les valeurs propre au secteur de l'immobilier, l'aspect économique. Photographe spécialisé en immobilier depuis 2010, une expérience de terrain de plus de 5000 reportages, j'ai vu le marché évoluer. Il n'est ni négatif, ni positif. Les besoins changent, la fluctuation de ce métier et étroitement lié aux enjeux du marché immobilier. Les commissions ont baissé, la concurrence de plus en plus dense, les modèles économiques diverses. Ca mérite un état de lieux mais c'est pas notre sujet (article à venir: photographe immobilier en 2019)

Partons du principe immédiat que le drone est un outil professionnel exclusivement réalisé par un professionnel (dans la réalité c'est autre chose mais on verra ca plus bas)

Il suffit de parcourir les annonces immobilières pour le comprendre, les drones civils sont devenu un outil professionnel. C'est un outil de premier choix pour la vente immobilière grâce à leurs équipements embarqués de prises de vues délivrant des photos et vidéos de qualité. Le drone permet sans équivalence de donner accès à des angles de vues inédits. Il permet la captation d'image, en temps normal, impossible. C'est une évidence aujourd'hui en immobilier d'exploiter les ressources que peut offrir un drone. Niveau tarifs on trouve de tout. Cette variation est principalement dût au drone en lui même. Un prestataire qui exploite un drone de type mavic 2 pro ou un drone de type Inspire ne facturera pas la prestation sur une même base tarifaire. Les prix vont en moyenne de 150€ HT à 1200€HT. Une fluctuation également dut aux besoins de l'entreprise commanditaire. Un prestation qui vous livra 5 images ne sera pas facturé au même taux qu'une prestation incluant plusieurs heures de vol. (Dans notre cas je parle de photographie et pas de video) Les coups d'exploitations sont également liées au coup de la formation. L'utilisation de drone étant de plus en plus réglementé (dut à l'usage incompétent de pilote en herbe) les formations sont de plus en plus pointu. Les télé-pilotes professionnel qui sont de plus en plus compétents. Combiné ces compétences au savoir faire et l'expérience d'expertise de terrain d'un photographe professionnel, il devient logique qu'une prestation drone est un coût. Le problème majeur des acteurs de l'immobilier c'est de croire que l'action d'un prestataire se paie à l'acte sans prendre en compte tout ce qu'il offre que se soit en terme de matériel, de temps, de connaissance et évidement d'expertise (principe de base d'un indépendant). Il ne faut pas se méprendre l'offre et la demande fonctionne dans les deux sens. La recherche de prestataire de qualité marche donc dans les deux sens, et la tendance malgré la complexité financière pour exercer son activité va aller dans ce sens.

« Aujourd’hui, le marché est très mur. Nos clients savent ce qu’ils veulent, ont complètement intégré les avantages qu’apportent les drones en termes d’image et de vidéo »

Les prises de vues aérienne permet une vue d'ensemble de la propriété. Un image quasi impossible à obtenir du sol même avec une perche de plusieurs mètres. Le drone apporte une véritable valeur ajoutée. Comme c'est en train de le devenir pour la photo nocturne sur des propriétés de lux. Se démarquer, travailler son image c'est le maitre mot d'une agence immobilière en quête de nouveau prospect. Le plus compliqué aujourd'hui est de ne pas s'éparpiller, il existe des multitudes de solutions digitales pour la commercialisation d'un bien. Certaines agences on sut prendre le devant il y a déja plusieurs années comme ce fut le cas pour l'agence mychezmoi qui a sus en 2010 intégrer la photo professionnel, les plans 2D et 3D et la visite virtuelle à tous ses biens commercialisés sans distinction de budget de vente. C'est probablement la première agence en France a avoir compris l'impact de l'image et à vouloir créer une expérience client. Evidement aujourd'hui "tout le monde semble tout savoir faire". Il faut effectivement savoir évoluer rapidement mais il est vital d'avoir des lignes directives. Beaucoup d'agence intègre aujourd'hui leur propre service de communication afin de centraliser leurs démarches visuels. Une intégration essentiel pour facilité l'exploitation des images qu'un prestataire produit et les intégrer de façon productives à leurs actions commerciales. Parmis toutes les solutions existantes, le drone est aujourd'hui l'une des plus simple et rapide. La photographie donne 100% de résultat "aguicheur" dût au cadrage que l'outil permet d'avoir. Les séquences vidéo issus du drone permet la création de rapide de teaser de présentation d'une propriété sur quelques minutes facilement intégrable sur un site et sur les réseaux sociaux. Selon une étude, qui date déjà de quelques années, menée par Pierre et Vacances Conseil Immobilier, les réseaux les plus utilisés par les professionnels de l’immobilier sont Linkedin (34%), Facebook (24%), Viadeo (21%), Twitter (12%), et Youtube (9%). Instagram est un des nouveaux acteurs des réseaux sociaux, récemment repris par facebook il permet de se concentrer sur l'image plus que le contenu texte. On le sais aujourd'hui dans une ère de digitalisation de l'immobilier la première accroche c'est l'image. Un client chercheur retient aussi très bien le nom des agences qui proposent des visuels attrayants. (Les acheteurs passent 60% de leur temps sur les visuels) Les entreprises de l'immobilier qui adoptent une stratégie média sociaux ont donc forcement une longueur d'avance. C'est là qu'on revient sur le coût d'une prestation par drone. S'adapter à la demande, créer un contenu à usage "concentré". En bref les télé-pilotes conscients de ses problèmes sont en mesures de proposer des prestations adaptées à un usage spécifique. Pour résumer: Qu’elle soit physique ou virtuelle, l’attractivité d’une vitrine immobilière passe toujours par des photographies soignées. Le drone est un véritable levier pour attirer et convaincre des propriétaire a vous faire confiance

Y a t'il un envers à l'utilisation de drone en immobilier. 1 - La partie juridique de mise en place d'un "vol" est assez contraignante pour le télé-pilote. 2 - Géolocalisation: Intégration d'une propriété dans son environnement est autant un avantage commercial qu'un problème face à la concurrence. Le problème principal reste le même que celui de la photographie; Illustrer une propriété sans que celle ci puisse être géolocalisé. C'est un faux problème, mais effectivement au vu de la densité de faune dans l'immobilier (et cela est renforcé avec l'arrive de réseaux de mandataires) il devient essentiel de protéger son portefeuille de mandat. Du coup le drone peut devenir un argument d'exclusivité ?!? (ca peut donc devenir un allié pour obtenir de nouveaux mandats) « Cette nouvelle technologie fait gagner du temps à nos acquéreurs, puisque cela les dispense de poser de nombreuses questions relatives à la description de l’environnement au téléphone » agence Kretz & Partners Personnellement en 10 ans j'ai signé mes premiers contrats de confidentialités. Avant ça c'était plus une question de respect professionnel et de valeurs. De nouveau format professionnel autant dans le secteur de l'image que l'immobilier on changer la donne. (je reviens et maintient le fait qu'il est vital pour la pérennité d'une entreprise de construire des collaborations durables et responsables) 3 - La météo. On peut faire voler un drone dans de nombreuses conditions mais ça n'empêche que pour réaliser des images de qualités il faut des conditions météorologique optimale. On peut faire beaucoup de chose par photoshop mais pour un photographe créer ce qui n'existe pas et généralement limite dans ces compétences. Enfin pour créer quelque chose de qualité, c'est évidement simple de faire un truc dégelasse avec un pinceau. (On peut toute fois passer par un infographiste qui lui a ces connaissances, c'est son métier d'ailleurs) Il faut donc se douter que faire réaliser des images dans de mauvaises conditions (contre l'avis du télé-pilote et du photographe) va entrainer une sur facturation dut à un surcroit de travaille en post production, ou à la délégation de cette post-production a une société auxiliaire



POINT DE VUE JURIDIQUE. Pourquoi faire appel à un professionnel ? pourquoi une structure immobilière ne devrait pas ignorer la réglementation en vigueur. Juridiquement, le drone appartient à la catégorie des aéronefs regroupant tous les appareils « capables de s’élever ou de circuler dans les airs » (article L. 6100-1 du code des transports). Volant sans la présence d’humain à bord et dirigé à distance par un télé-pilote, c’est ainsi qu’il se distingue des autres aéronefs, tout en étant soumis au droit aérien. Les aéronefs circulant ainsi sans personne à bord sont encadrés par deux arrêtés du 17 décembre 2015 et une loi du 24 octobre 2016. Les télé-pilotes doivent répondre à des exigences différentes en fonction de l’activité pratiquée. S’il s’agit d’une utilisation de loisir, il s’agira d’« aéromodélisme » ; dans le cadre d’essais ou de contrôle on parle « d’expérimentation ». Pour toutes les autres utilisations, il est question d’« activités particulières » Depuis un décret du 2 février 2018, complété par un arrêté du 18 mai 2018, le télé-pilote doit déclarer son activité à la Direction de la sécurité de l’aviation civile ; opérer sur un drone homologué par la Direction générale de l’aviation civile ; soumettre un manuel d’activités particulières à cette dernière ; suivre une formation pour télé-pilotes et disposer de polices d’assurance adaptées. Les prises de vues réalisées ne pourront appuyer la commercialisation d'un patrimoine qu’à condition d’avoir été prises par un drone télé-piloté de manière licite (notamment hauteur de vol maximum, pas de vol hors vue et / ou de nuit, maintien à l’écart des zones interdites : centrales nucléaires ou des zones contrôlées : aérodromes CTR/TMA). Deux options s’offrent donc à l'agence immobilière : sous-traiter la prise de vue à un télé-pilote professionnel ou devenir lui-même télé-pilote professionnel et effectuer toutes les diligences y afférentes. Selon l'article L6232-4 du Code des transports, la peine maximale s'élève à 75 000 euros d'amende pour 1 an de prison. (la plus courante et appliqué déjà plusieurs fois à des entreprises immobiliers 15000€ et un an de surcit sur le droit d'exercer) Ne vous méprenez pas, le drone est un solution d'avenir avec de gros enjeux économique pour des groupes industriels qui ambitionne de privatiser des voies aérienne. Plus il aura d'infraction est plus les libertés sur l'usage des drones vont être minimisé. Plus les lois seront durci, plus des dossiers administratif pour faire voler un drone seront lourd et donc le prix des prestations sera élevé.


Ce n'est donc pas à la porté de tous. Passer par un professionnel c'est aussi être légitime devant vos clients. L'immobilier est un métier, la production d'image aussi. On peut tous tout faire avec un peu de volonté mais s'engager auprès d'un client c'est lui garantir des services professionnels de qualités, c'est avoir une constance professionnel.



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